Est-ce bien raisonnable d’investir dans des outils numériques maintenant ?

By 24/07/2020 septembre 21st, 2020 gouvernance
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Seule stratégie rassurante : la transformation ?

Auprès des dirigeants, la sidération issue de ce confinement imprévisible et massif a laissé place à l’angoisse de prendre les bonnes décisions pour pérenniser l’entreprise, mais surtout accélérer la relance.

Au-delà d’un gain nécessaire d’efficience, il ne faut pas négliger l’impact qu’un projet de mise en place d’outil numérique peut avoir sur la remobilisation des équipes à la rentrée.

Tout le monde s’observe : clients, fournisseurs, collaborateurs, concurrents. Rester immobile dans une période troublée est jugé, sans doute à raison, impossible et dangereux.
De notre côté, celui des intégrateurs de solutions numériques, mêmes causes, mêmes conséquences : depuis mai, de nouveaux sujets apparaissent et, paradoxalement, de la part de sociétés dont l’activité est encore très limitée.
L’arrêt forcé des activités stimule une volonté de rester actif et de profiter de ce temps de « repos » pour optimiser et flexibiliser son fonctionnement. On assiste donc à une motivation soudaine des entreprises estampillées « en retard » dans leur « transformation digitale », les dirigeants se sentent prêts à investir du temps et des ressources dans la mise en place d’outils.

La flexibilité offerte par le digital n’a jamais été si nécessaire

Certaines, « en retard » donc, ont subi de plein fouet les contraintes du confinement et du télétravail imposé : pas de base de données centralisée, aucun outil ni processus adapté. Après le recours en urgence à Zoom, Teams ou Slack, voire Dropbox ou Drive, certains processus archaïques ont vu leur limite bloquer réellement l’activité.

La peur souvent illégitime du Cloud s’est muée en un besoin irrépressible d’accessibilité et, pardon pour la caricature, les dirigeants de « l’ancienne école » ont désormais franchi le pas de faire confiance à leurs équipes qui suppliaient depuis des années d’avoir des outils « comme tout le monde » et « comme dans leur vie de tous les jours ». Ceux qui, avec des smartphones, du bluetooth, du NFC, etc… s’acharnaient à supporter les mauvaises versions de windows et les serveurs lents et mal ficelés « parce qu’on a toujours fait comme ça et que si, ça marche très bien ».
La flexibilité du « digital » a démontré l’étendue de sa puissance pour maintenir ou adapter son activité en des périodes troublées. Chaque entreprise a dû, dans l’urgence, avoir une visibilité sur son activité, être en mesure de renégocier des accords, de proposer des offres nouvelles, d’en adapter d’autres… D’un confort un peu « à la mode », les outils numériques sont devenus la seule solution pour maintenir un contact avec ses clients, et piloter son activité les yeux ouverts.

Un retour sur investissement chiffrable en euros, mais pas seulement

La décroissance attendue des performances économiques impose de s’affranchir de certaines lourdeurs procédurales. Les quelques heures / jours perdus à faire des tâches répétitives et inexactes, dont on s’accommodait par flemme de changer, deviennent des coûts et des rigidités dangereux à maintenir en période d’incertitude. De plus, la relance implique un effort commercial sans précédent, qui motive à responsabiliser les collaborateurs, quelle que soit leur fonction, sur le développement de l’activité. Outre du chiffre d’affaires et des clients, le confinement a impacté la dynamique d’entreprise, et c’est aussi cela qu’il faut relancer.

Du point de vue business, on se met à calculer combien coûtent les heures perdues, et combien un outil adapté permettrait de générer, non pas en business additionnel théorique, mais en temps de collaborateur. Si cinq commerciaux arrêtent de perdre chacun un jour par semaine à cause des outils actuels, ça libère beaucoup de temps pour discuter avec les clients : concrètement, en équivalent temps plein, cela fait un commercial de plus.
D’un point de vue psychologique, c’est sans doute moins mesurable. L’essoufflement des collaborateurs après un confinement éprouvant et parfois coupable est cependant souvent palpable. Retourner au bureau, quand cela est possible, pour faire la même chose qu’avant, avec la pression supplémentaire de devoir contribuer à la sauvegarde de son entreprise dans un contexte incertain et difficile, c’est forcément pesant.

Un peu de positif à l’horizon

L’engagement d’un dirigeant qui investit dans un outil et dans un projet de transformation donne un nouvel élan : les processus fastidieux vont être éliminés au fur et à mesure, les équipes vont pouvoir mieux collaborer et se focaliser sur leur vrai métier : le contact client, le marketing, l’analyse… Ce nouvel élan, motivant pour tous, trouve son ROI dans les calculs d’impacts financiers, mais pas seulement… Quoi de plus stimulant pour la confiance en l’avenir qu’un investissement constructif de la part des dirigeants ? D’autant plus que ces projets se construisent avec et pour les équipes concernées. Pour l’instant, nous constatons que c’est l’option prise par la plupart de nos clients !

Article rédigé par Romain BERNARD, Directeur Commercial.

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